La Commission belge des jeux de hasard révèle les résultats d'une étude sur les jeunes Belges et les jeux d'argent
La Commission des jeux de hasard belge (CJH) a publié les résultats d'une étude commandée par la CJH à DataSynergy sur les jeunes de 18 à 30 ans et les jeux de hasard.
La Commission inclut la protection des joueurs par le biais d'une politique de canalisation parmi ses missions. Ce faisant, elle accorde une attention particulière à la protection des groupes vulnérables, notamment les jeunes joueurs. Pour ces derniers, elle a introduit plusieurs modifications législatives et réglementaires. Par exemple, depuis le 1er juillet 2023, la Belgique restreint sévèrement la publicité pour les jeux d'argent à la télévision, à la radio, dans la presse écrite, dans l'espace public et sur les plateformes en ligne. Le parrainage de clubs sportifs par les sociétés de jeux d'argent sera également restreint à partir de 2025. La publicité en ligne pour les titulaires de licence n'est désormais autorisée que sous des conditions strictes. De plus, depuis le 1er septembre 2024, l'âge minimum pour jouer ou parier est passé de 18 à 21 ans.
En termes de notoriété spontanée, huit des dix principaux sites de jeux d'argent sont légaux et deux sont illégaux. DataSynergy constate que les hommes et les Bruxellois sont plus susceptibles de connaître au moins un site illégal, tandis que les femmes et les Flamands sont plus susceptibles de ne connaître que les sites légaux.
Cette enquête révèle également que malgré le relèvement de l'âge minimum, les jeux d'argent restent répandus chez les 18-20 ans, mais le taux de participation dans cette tranche d'âge est inférieur à celui de 2023 (39 % contre 51 %). Parmi les 18-30 ans, un peu plus de la moitié (53 %) des jeunes ont participé à des paris (sportifs) ou à des jeux d'argent. Parmi eux, plus d'un sur quatre parie sur des sites de jeux d'argent illégaux, révèle encore l'enquête. À ce sujet, la courbe de notoriété des sites légaux est en baisse significative (+1 à -5 points selon les sites), tandis que celle des sites illégaux affiche une hausse (entre +2 et +3 points).
Concernant les pratiques de jeu, 23 % des 18-20 ans parient à la fois en ligne et dans des établissements locaux, 11 % ne fréquentent que des établissements locaux et 18 % jouent exclusivement en ligne. Chez les 30-33 ans, la proportion de joueurs pratiquant ces trois types de jeu atteint respectivement 15 %, XNUMX % et XNUMX %.
Depuis septembre 2024, 48 % des 18-30 ans ont participé à des jeux de hasard via un site web. Un peu plus d'un sur trois (37 %) l'a fait dans un établissement de jeux physique. Ce résultat est cohérent avec celui enregistré en 2023. Cependant, la participation aux jeux de hasard via un site web a augmenté : elle est passée de 28 % à 34 %. Chez les 18-20 ans, la proportion de ceux qui ont participé à des paris ou des jeux d'argent sportifs a diminué par rapport à 2023, passant de 51 % à 39 %. Cette baisse est principalement due à la diminution de la participation en ligne (moins XNUMX %).
Concernant la fréquence des jeux d'argent, la majorité des 18-30 ans ne jouent qu'occasionnellement (29 %). Près d'un sur quatre (23 %) joue une fois par semaine ou plus. Un sur dix (10 %) joue même presque tous les jours. Un peu plus d'un sur quatre (28 %) utilise des sites web illégaux, et 18 % d'entre eux n'utilisent que des sites illégaux. Parmi les 20-26 ans, un sur quatre (XNUMX %) joue occasionnellement.
L'enquête révèle également que les recommandations d'amis constituent le facteur le plus important (40 %) et le plus déterminant (32 %) pour les 18-30 ans dans le choix d'un site de jeux d'argent. La publicité sur les réseaux sociaux joue également un rôle important, devant la publicité télévisée.
